Achat en magasin vs achat e-commerce. Quel impact sur l'écologie ?

A votre avis? Lequel est le plus bénéfique pour la Planète?

STAR Logistique, Aurore Troussard

    Êtes-vous plutôt du genre à faire vos achats online, au centre commercial ou bien en centre-ville ? A l’heure où l’écologie et l’empreinte carbone sont sur toutes les lèvres, nous nous sommes interrogés sur nos habitudes de consommation, quelque peu perturbées pendant cette période de crise sanitaire. Laquelle génère, à votre avis, l’empreinte carbone la plus faible et donc possède un impact moindre pour le climat ? Éléments de réponse dans la suite de cet article.

    Tout d’abord, saviez-vous que selon une étude publiée par Eurostat ; OFS – Omnibus TIC, la Suisse se classe, au niveau européen, deuxième en termes d’achats et ventes online (soit 9% du total du commerce de détail) ? La première marche du podium revient au Royaume-Uni ; et le Danemark croque le bronze. Talonnés par l’Allemagne et les Pays-Bas. Plus surprenant, nos voisins français ne se trouvent qu’à la huitième place. L’Italie quant à elle clôture ce classement.
En moyenne, au sein de la Confédération, 3 personnes sur 4 font un achat en ligne tous les trois mois…

    Avec l’avènement d’Internet, les ventes en ligne se sont petit à petit développées. Elles ont particulièrement la cote dans les pays anglo-saxons. En 2013, une thèse a été réalisée par un étudiant de l’EPFL en collaboration avec le MIT (Center for Transportation & Logistics, Cambridge MA, USA). Celle-ci centre ses recherches autour de l’empreinte carbone générée par l’achat d’un jouet pour un habitant de zone urbaine américaine. Ils segmentent les consommateurs en sept catégories : les traditionnels, les traditionnels impulsifs, les traditionnel e-informés, les modernes, les cybernautes, les cybernautes pressés, les « click & collect ».



    Nous allons nous intéresser à trois typologies, avec trois process d’achat distincts.


    Tout d’abord, l’achat physique. Ce type de consommateur va émettre du CO2 en se déplaçant de son lieu d’habitation jusqu’au lieu de vente (la plus grosse part des émissions). Il faut ajouter à cela l’emballage lié au transport, ainsi que l’énergie nécessaire à faire tourner le magasin (les grandes surfaces sont souvent très énergivores ; bien plus que les entrepôts qui servent à stocker la marchandise vendue en ligne). Enfin, il reste une petite part liée au transport même pour acheminer la marchandise jusqu’au magasin. Cette valeur est moindre car les produits sont livrés en grosses quantités et optimisent ainsi les flux de marchandises et les coûts liés au transport.
    Si l’on compare avec le commerce en ligne, on se rend compte que l’impact est très différent : le coût CO2 le plus important est, sans surprise, l’emballage. Qui n’a jamais reçu un énorme carton pour un objet nécessitant trois fois moins de volume ? Cela s’explique par les couches de protections supplémentaires afin de garantir au consommateur que ses produits arrivent en parfait état à son domicile. A cela s’ajoute les livraisons individuelles. Mais également le transport de fret (la marchandise commandée vient souvent d’entrepôts plus lointains qu’il faut rapatrier dans le pays du consommateur final). De plus, c’est plus polluant de livrer des consommateurs isolés plutôt qu’une chaîne de magasins. Enfin, il faut compter la petite part inhérente à l’énergie nécessaire pour faire tourner les serveurs web.

    Alors… Achat en magasin ou achat sur le web ? Notre gagnant reste l’achat sur le web. A condition toutefois de respecter quelques bonnes pratiques : se renseigner sur le web à propos des articles que l’on désire acheter, regrouper ses achats (moins d’emballage + un seul transport = empreinte carbone maîtrisée), éviter les livraisons express (en moyenne 3 fois plus polluantes que les livraisons standards), privilégier si possible les points relais (évite les multiples relivraisons en cas d’absence) et éviter autant que faire se peut les retours d’articles.
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Enfin, depuis quelques années, on voit fleurir une nouvelle tendance que représente les showrooms : le consommateur se déplace dans une salle d’exposition avant de rentrer chez lui commander en ligne. Il s’agit du pire scénario en termes d’émission de CO2 puisqu’il cumule les deux modes d’achats. A éviter à tout prix. Dame Nature vous en remerciera!

En bref, si vous souhaitez un shopping plus vert et respectueux de la planète, vous devez privilégier les achats groupés en ligne, en prenant le temps de vous renseigner au préalable sur les articles (tailles des vêtements, avis, descriptifs, essais virtuels par réalité augmentée).

Vous avez pour projet de développer prochainement une activité e-commerce ? Star Logistique et sa filiale Emaloja seront vos partenaires e-logistiques privilégiés pour vous aider à mener à bien votre projet. N’hésitez pas à nous faire parvenir votre projet sur admin@starlogistique.ch ou bien à remplir notre cahier des charges https://emaloja.com/cahier-des-charges-emaloja/

        



                                                                                              L’équipe Star Logistique – AT

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